Voyager en Égypte en août : les meilleures destinations à choisir

25 février 2026

Le pays des pharaons n’a jamais cessé de fasciner et de nourrir les envies de découverte. Si l’Égypte est une idée qui vous trotte dans la tête, c’est sans doute parce qu’elle incarne à elle seule l’Histoire, la grandeur de l’Antiquité, la puissance de ses monuments et l’appel du Nil. Mais avant de réserver votre billet, mille questions vous attendent, et c’est bien normal.

L’étape des préparatifs multiplie souvent les doutes : sécurité lors du séjour, températures extrêmes, tenues adaptées, procédures pour obtenir un visa… Tous ces sujets reviennent systématiquement au moment d’anticiper un voyage en Égypte. Pour démêler tout ça et aborder l’aventure avec plus de sérénité, voici un concentré de conseils venus du terrain, ponctués de retours d’expérience concrets et d’astuces pour une croisière sur le Nil qui laissera des traces.

Est-ce vraiment sûr de voyager en Égypte en 2021 ?

L’image de l’Égypte, parfois malmenée, suscite souvent la question de la sûreté. Les titres racoleurs et l’inquiétude des proches n’arrangent pas la donne. Mais sur place, c’est une autre réalité qu’on rencontre. Aujourd’hui, le pays accueille les voyageurs en toute sécurité : vigilance appuyée, contrôles omniprésents, et dispositif sécuritaire renforcé, surtout autour des grands sites et hôtels.

Le tourisme est vital pour l’économie du pays : impossible de rater les portiques de sécurité installés partout, la visibilité des forces de l’ordre et des militaires dans quasiment chaque zone fréquentée. Parfois, cette présence impressionne, mais elle rassure les visiteurs et décourage les actes de malveillance.

Une assurance voyage, même simple, reste judicieuse ; elle offre une protection en cas d’imprévus, perte de papiers ou souci de santé bénin. Sur le terrain, les professionnels locaux veillent à la tranquillité des touristes : objets oubliés retrouvés et main ferme sur les regroupements dans les espaces publics. Les sanctions fortes envers les voleurs découragent les tentatives.

Côté femmes, il arrive qu’on interroge sur la vie privée. Pour éviter toute insistance, ne pas hésiter à s’annoncer « mariée » suffit à couper court. Porter une bague, même fantaisie, reste une astuce discrète si besoin.

Se vêtir en Égypte : comment s’adapter ?

D’une région à l’autre, les habitudes vestimentaires fluctuent. À Louxor ou Assouan, la tenue est décontractée : shorts, jupes, débardeurs passent sans accrocher de regards. Au Caire, on se montrera plus réservé, notamment pour les femmes, qui couvrent davantage bras et jambes. Les hommes, eux, peuvent opter sans difficulté pour un bermuda et un tee-shirt léger.

La retenue s’impose lors de la visite des mosquées : bras et jambes devront toujours être couverts à l’aide d’un châle ou d’un paréo, sous peine de devoir enfiler une grande tunique fournie sur place. En dehors des zones balnéaires ou très touristiques, mieux vaut ranger short et vêtements échancrés.

Pensez à une veste légère pour les soirées fraîches d’hiver. L’été, entre le soleil de plomb et la poussière, les vêtements amples, respirants et clairs s’avèrent incontournables, tout en prévoyant de quoi se couvrir pendant certaines visites ou à la tombée du jour.

Supporter l’été égyptien

Visiter l’Égypte sous la chaleur estivale peut surprendre : au sud, le thermomètre atteint très vite 45°C. Pour les femmes, la tolérance est large sur les sites touristiques et au bord de l’eau : shorts et débardeurs sont communs à Louxor, Assouan ou sur la côte. À Alexandrie, au Caire et le soir, en revanche, une tenue couvrante reste préférable.

Choisissez chaussures robustes : sandales de marche ou baskets permettront de résister à la poussière, parfois à la boue. Côté baignade, le maillot deux-pièces ne pose pas de souci, que ce soit dans le Nil ou à la piscine.

Voyager seul ou accompagné d’un guide local ?

Il est possible de découvrir une grande partie du pays par soi-même, mais le recours à un guide local modifie radicalement l’expérience. Plus qu’un simple accompagnateur, il partage clés de compréhension et histoires inédites, tout en neutralisant les pièges à touristes.

Un guide connaît le vrai papyrus, distingue la pierre authentique des copies et sait où trouver des artisans. Une visite du musée du Caire prend une dimension totalement différente lorsque le récit se personnalise et les anecdotes se glissent dans la visite.

À Louxor, Assouan et dans le sud du pays

D’expérience, Gabriel de Dunas Travel s’est révélé précieux dans le sud. Il anticipait la foule, connaissait chaque recoin, et a rendu les découvertes plus détendues malgré la chaleur. Son expérience du terrain et son attention au confort de chacun ont marqué le séjour.

Rencontrer le Caire autrement

Avec Hany, guide au Caire, c’est une autre facette qui s’est ouverte : rythmes de vie locale, partage sur la culture égyptienne et astuces pour circuler dans l’immense capitale. Ces échanges ajoutent un supplément d’âme à la visite, en dehors des sentiers battus.

Quelle saison privilégier pour partir ?

La meilleure période dépend de vos envies et de votre aisance avec la chaleur. La haute saison, de décembre à février, offre des températures idéales, parfois même un peu fraîches le soir. Entre septembre et novembre ou de mars à juin, le climat se fait plus doux, les foules se dissipent.

L’été, possible aussi

De juin à août, les touristes se font rares en raison de la chaleur, surtout dans le sud. Les excursions se programment alors au petit matin, pour éviter les pics de température. Au Caire, le mercure descend de plusieurs degrés et la ville devient plus agréable à parcourir en pleine journée.

Quels sites immanquables en Égypte ?

L’Égypte ne se laisse pas résumer à une unique carte postale. Les circuits classiques regroupent pyramides, tombeaux, temples et villages colorés, mais certains lieux méritent d’être ajoutés à tout itinéraire.

Abou Simbel, mythe vivant

Bien loin de Gizeh, près du Soudan, le temple d’Abou Simbel bluffe par sa taille et sa puissance. Sculpté à la gloire de Ramsès II et Nefertari, il appartient aujourd’hui au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un passage ici, et tout voyage prend une dimension nouvelle.

Louxor, cœur battant du Nil

Rien qu’à Louxor, on trouve plus d’un tiers des sites classés UNESCO de l’Égypte. Temple de Karnak, vallée des Rois et des Reines, Colosses de Memnon… À la fraîche, foncez aux tombeaux : le soleil tape vite et l’ombre se fait rare.

Assouan et village nubien

Arrivé à Assouan, on découvre une autre ambiance, plus douce. Le soir, la ville se pare de chaleur et vit différemment. Le village nubien, avec ses façades multicolores et ses croyances autour du crocodile, surprend. Tenter une baignade dans le Nil devient vite une tentation irrésistible.

Explorer autour d’Assouan

Visiter Abou Simbel depuis Assouan vaut vraiment le détour. L’affluence reste limitée, favorisant une atmosphère unique, presque intime autour des colosses de pierre.

Le Caire et les pyramides

Un voyage en Égypte sans passer par le Caire ? Impossible. La ville bruisse jour et nuit, son chaos routier intrigue autant qu’il épuise. Mieux vaut prévoir trois nuits pour profiter des pyramides de Gizeh, du Sphinx, de Saqqarah et saisir le contraste avec les ruelles du centre-ville.

Photographier l’Égypte : ce qu’il faut savoir

En extérieur, la photo se pratique librement. Dans les musées et tombeaux, un billet spécial (comptez 10 à 15 euros) s’impose pour sortir son appareil. Parfois, un employé fermera les yeux en échange d’un petit billet, mais attention, les contrôles sont fréquents. À la vallée des Rois, par exemple, photographier sans autorisation peut valoir un rappel à l’ordre sévère. Un exemple vécu : un touriste s’est vu réclamer une amende, qu’il a préféré régler discrètement pour éviter des complications.

Marchander en Égypte : mode d’emploi

Ici, marchander fait partie de la vie quotidienne. Le prix affiché ne correspond jamais au montant payé. Si vous n’avez aucun intérêt pour un objet, passez votre tour sans engager la négociation. Si, au contraire, vous souhaitez acheter, commencez par proposer un montant bien inférieur, puis laissez le vendeur ajuster. Faites-vous confiance, l’important reste de conclure au tarif qui vous semble juste.

Un conseil simple : glissez dans vos valises quelques crayons ou gadgets, les enfants et commerçants apprécient ce genre d’attention lors de vos échanges.

Pièges et arnaques à éviter

À vouloir tout négocier, on s’expose parfois à des déconvenues. Les faux papyrus ou statuettes d’albâtre pullulent dans la rue. Prudence aussi avec les balades à dos de chameau annoncées « gratuites » : on paye souvent pour la descente ou la photo souvenir. Envie d’acheter de l’authentique ? Mieux vaut s’en remettre aux adresses recommandées par les guides.

Internet et téléphonie mobile en Égypte

Se connecter reste compliqué. Sur les bateaux du Nil, l’accès Wi-Fi est cher, lent et capricieux. Dans les hôtels, le signal fluctue et il faut souvent se rapprocher du lobby pour capter quelques messages. À l’aéroport du Caire, oubliez le Wi-Fi, il est quasiment inutilisable, c’est le cas dans beaucoup d’aéroports du pays.

La solution la plus simple : acheter une carte SIM locale, chez Orange ou Vodafone. Contre une dizaine d’euros, vous bénéficiez de données, et le personnel local ou votre guide pourra vous aider à choisir la meilleure formule.

Changer de l’argent : euro ou livre égyptienne ?

La devise locale, la livre égyptienne, cohabite partout avec l’euro, des commerces de souvenirs aux excursions ou aux pourboires. Mieux vaut échanger une partie de ses euros pour les petits achats et prévoir de petites coupures : on vous dira souvent qu’on manque de monnaie. Hors des grandes villes, anticipez votre budget ; la carte bancaire fonctionne mal et, dans certains cas, pas du tout. Avant le départ, signalez-vous auprès de votre banque et activez les retraits hors Europe si nécessaire.

Si vous revenez les poches pleines de livres égyptiennes, mieux vaut les dépenser sur place. Garder quelques billets colorés, c’est aussi emporter un bout du pays en souvenir plutôt que de les échanger à taux défavorable.

Obtenir son visa pour l’Égypte

Pour un séjour touristique, il faut un visa. En passant par une agence, tout peut s’organiser en amont. Sinon, l’arrivée au Caire commence par la présentation d’un passeport valable au moins six mois, le paiement de 25 dollars (en devise uniquement), et la remise d’un formulaire précisant le nom de votre premier hébergement ou bateau. Le visa couvre une période de trente jours.

Pour simplifier les démarches à distance, vous pouvez encore contacter l’ambassade d’Egypte : la demande d’e-Visa se fait alors en ligne, les documents sont rassemblés avant le départ, et tout arrive par mail après validation.

Conseils utiles avant de décoller

Quelques recommandations pensées après l’expérience :

  • Faites une copie papier de votre passeport. Pratique pour les visites, cela permet de laisser l’original en sécurité à l’hôtel ou sur le bateau.
  • Évitez la location de voiture : entre circulation anarchique et signalisation absente, bus, trains ou transferts privés (Uber fonctionne bien au Caire) sont les meilleures options.
  • L’alcool est rare, vendu uniquement dans certains établissements. L’ambiance dans les bars privilégie la chicha aux boissons alcoolisées.
  • Menez vos négociations sereinement. Si les vendeurs insistent, restez ferme mais aimable.
  • Avant un achat, vérifiez la provenance du produit. Les boutiques recommandées par les guides garantissent l’authenticité.
  • N’utilisez que de l’eau en bouteille. Pas besoin de se ruiner, elle est disponible partout.
  • Glissez dans vos affaires une petite trousse de médicaments de base : aspirine, anti-diarrhéique, antiparasitaire. Parfois superflue, mais parfois utile.
  • L’anti-moustique s’impose lors des croisières sur le Nil, surtout autour de Louxor et Assouan.
  • Préparez-vous à donner un pourboire : guides, personnels d’hôtels, serveurs, gardiens de monuments attendent souvent ce geste.
  • Pour les prises électriques, pas de mauvaise surprise : c’est identique à la France et à l’Espagne, pas besoin d’adaptateur.
  • Écoutez votre intuition : si une situation vous pèse, faites demi-tour. Les Égyptiens, pour la grande majorité, sont bienveillants et aident volontiers, parfois en espérant un petit billet, mais le sourire est authentique.

Le vrai voyage en Égypte tient toujours dans une succession de scènes imprévues : un vendeur qui négocie jusque tard dans la nuit, un gardien qui révèle une anecdote, une brise sur les rives du Nil au lever du jour. Ce périple imprime durablement l’imaginaire, et rares sont ceux qui ne se surprennent pas à planifier un retour dès la première valise posée.

Un doute pratique subsiste ? Une hésitation sur la croisière à choisir ou envie de partager votre expérience ? N’hésitez pas à utiliser les commentaires, car les voyageurs enrichissent toujours la route des conseils les plus précieux.

Quelles formalités sanitaires avec le Covid ?

Comme nombre de destinations, l’Égypte a longtemps tourné au ralenti. Depuis juillet 2020, les frontières sont de nouveau ouvertes, avec des mesures précises : test RT-PCR négatif de moins de 72h, à fournir en anglais et en arabe, puis test payant à l’arrivée. Résultat négatif, l’aventure peut démarrer immédiatement sans quarantaine imposée.

Découvrir l’Égypte, c’est défier 5 000 ans d’Histoire tout en vivant la pulsation contemporaine du pays. Se retrouver face à la silhouette d’une pyramide, marcher sur les rives du Nil au petit matin ou ressentir l’intensité de la vie cairote, ces instants qui marquent bien plus qu’un simple souvenir de voyage. Un retour à soi, parfois, et au monde, toujours.

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