Impossible d’ignorer les chiffres : la Turquie se hisse parmi les géants du tourisme mondial. Istanbul s’impose dans le top 10 des villes les plus fréquentées au monde, et le pays attire chaque année près de 40 millions de visiteurs. Les interrogations sur la sécurité, elles, n’ont jamais été aussi brûlantes. Est-il risqué de partir en Turquie actuellement ? Faut-il craindre pour sa tranquillité ? Ici, vous trouverez les réponses concrètes, sans détour, pour préparer un séjour en toute lucidité.
Si vous préparez un voyage en TURQUIE, gardez à l’esprit que la situation évolue vite avec le COVID-19. Restrictions, mesures sanitaires, conditions d’entrée : tout peut changer du jour au lendemain. Pour ne pas être pris au dépourvu, il vaut mieux consulter les sites officiels, comme ceux de l’Association internationale du transport aérien (IATA) et du ministère des Affaires étrangères, avant de faire vos valises.
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Conseils pour voyager en Turquie en 2021
Partir en Turquie en 2020 ou 2021 n’a rien d’extraordinaire sur le plan de la sécurité. Le pays reste globalement sûr, à condition de connaître les zones à éviter et d’adopter quelques réflexes de vigilance. Istanbul et Ankara ne présentent pas plus de dangers que d’autres grandes métropoles européennes : on y retrouve les mêmes problèmes, pickpockets inclus, mais pas de quoi décourager un voyageur averti.
La prudence s’impose surtout dans le sud du pays, là où la Turquie côtoie la Syrie et l’Irak (provinces de Mardin, Sanliurfa, Gaziantep, Kilis, Hatay, Sirnak et Hakkari). Depuis des années, l’armée turque affronte le PKK, classé groupe terroriste par plusieurs gouvernements occidentaux. Ces tensions rendent certains secteurs instables, et mieux vaut s’en tenir éloigné.
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Le site du ministère espagnol des Affaires étrangères considère la Turquie comme sûre pour ce qui concerne la petite délinquance, à condition de rester à distance des zones frontalières avec la Syrie, l’Irak, mais aussi l’Arménie. Pour partir l’esprit tranquille, il est recommandé de suivre quelques consignes :
- Consultez en temps réel les informations de l’ambassade d’Espagne en Turquie sur Twitter (@EmbEspTurquia).
- Redoublez de vigilance dans les quartiers touristiques d’Istanbul (Taksim, Osmanbey, Haciosman, Yenikapi), dans les transports publics et le métro, où les vols à la tire sont courants.
- Évitez les rassemblements massifs, surtout dans les lieux très fréquentés par les visiteurs.
- Gardez en tête que la Turquie est exposée au risque sismique. En cas de secousse, éloignez-vous des fenêtres, murs extérieurs, meubles instables ou luminaires, et cherchez refuge sous une table solide. À l’extérieur, privilégiez les espaces ouverts, loin des arbres, lignes électriques et bâtiments.
Un conseil qui ne se démode jamais : faire preuve de discernement. Si une situation vous paraît suspecte, passez votre chemin. Et pour éviter les mauvaises surprises, mieux vaut souscrire une assurance voyage adaptée avant de partir.
Quelle est la meilleure période pour voyager en Turquie ?
Tout dépend de la région que vous souhaitez explorer et de vos attentes. D’une manière générale, la Turquie offre ses plus beaux atours au printemps et à l’automne. Ces saisons garantissent des températures agréables, loin des excès du thermomètre.
Le littoral profite d’un climat méditerranéen, propice à la douceur. À l’intérieur du pays, les écarts sont plus marqués : les hivers peuvent y être rudes et les étés suffocants. Istanbul n’échappe pas à ces contrastes ; la neige tombe parfois en hiver, et la chaleur grimpe facilement à 40 degrés en plein été.
Pour profiter des plages et du bord de mer, l’été reste idéal. Mais si vous partez à cette période, évitez les heures les plus chaudes de la journée : le soleil turc ne fait pas de quartier.
Que faut-il pour entrer dans le pays ?
Pour les citoyens espagnols, la porte d’entrée en Turquie s’ouvre avec un passeport ou une carte d’identité en cours de validité. Attention : la date d’expiration doit dépasser d’au moins six mois la date d’arrivée sur le territoire. Les règles se corsent si vous passez une frontière terrestre avec l’Iran, l’Irak ou la Syrie, si vous voyagez avec votre propre véhicule, comptez rester plus de trois mois ou apportez des objets de valeur : dans ce cas, seul le passeport est accepté.
Visite en Turquie moins de 90 jours
Pour un séjour de moins de 90 jours, l’obtention du visa est simple et flexible. Trois options existent : à la frontière lors de votre arrivée, auprès des consulats ou ambassades, ou encore plus facile, en ligne. Le visa électronique se demande en quelques clics et se présente à l’entrée du pays, sans besoin d’envoyer vos papiers à l’avance.
Visite en Turquie pendant plus de 90 jours
Si votre séjour dépasse 90 jours, la démarche se fait obligatoirement auprès de l’ambassade de Turquie à Madrid ou du consulat à Barcelone.
Peu importe la durée de votre voyage, il serait imprudent de partir sans assurance adaptée. Souscrire une assurance voyage Mondo vous garantit une assistance médicale en cas de pépin, et l’accès à leur application d’assistance avec chat médical disponible 24 heures sur 24, pour obtenir rapidement des conseils en santé où que vous soyez.
À quoi ressemble le transport en Turquie ?
La Turquie, c’est l’équivalent d’un continent à parcourir. Les distances s’étirent sur des centaines, parfois des milliers de kilomètres. Pour relier les grandes villes, l’avion reste la solution la plus rapide. Turkish Airlines domine le marché, mais plusieurs compagnies low-cost (Pegasus, Atlas Jet, Sky Airlines, Onur Air, Sun Express, Andolu Jet) desservent aussi le pays à prix compétitifs.
Pour les budgets plus serrés ou les adeptes du voyage lent, les bus longue distance représentent une alternative confortable. Les compagnies, dont Metro, proposent des trajets de nuit, parfaits pour optimiser son temps sans rogner sur le confort.
Dans les métropoles, le réseau de transport est développé et moderne. Istanbul, notamment, offre un vaste choix : tramways, métros, bus, et même bateaux à emprunter avec une carte de transport dédiée. Les taxis constituent un autre moyen fiable, à condition d’exiger l’activation du compteur dès le départ, la circulation, elle, reste souvent mouvementée.
Les vaccins sont-ils nécessaires pour entrer en Turquie ?
Les autorités turques ne réclament aucun vaccin obligatoire aux voyageurs venant d’Espagne. Mais il reste judicieux de se tenir informé des recommandations de santé locales et, si besoin, de consulter un Centre international de vaccination. Voyager avec une copie de son carnet de vaccination peut aussi s’avérer utile.
D’après le ministère espagnol des Affaires étrangères, la situation sanitaire en Turquie est globalement satisfaisante. Les grandes villes et principaux pôles touristiques disposent d’un réseau solide de cliniques privées. À la campagne, l’accès aux soins est parfois plus aléatoire.
Dans tous les cas, il est vivement conseillé de prévoir une assurance médicale couvrant les frais de soins et un éventuel rapatriement. Pharmacies, hôpitaux et cliniques privées sont accessibles en ville, mais moins présents dans les régions rurales.
Maintenant que vous détenez toutes les clés pour évaluer la sécurité d’un voyage en Turquie, il ne reste plus qu’à franchir le pas. Emportez l’assurance qui vous correspond, adaptez vos précautions à votre itinéraire, et laissez-vous surprendre par la richesse d’un pays qui ne laisse personne indifférent. Prêt à voir ce que la Turquie réserve à ceux qui osent s’y aventurer ?
